S’il est un sujet insuffisamment débattu, c’est bien
cette forme d’agression hostile, ces hurlements en
pleine poire que les gens doivent affronter lorsqu’ils
osent empiéter sur les susceptibilités juives. Je ne
parle pas ici de ces ratiocinations sophistiquées que
l’on peut lire sur les pages éditoriales des médias
consensuels, ni même des techniques de diffamation
utilisées par des organisations telles que
l’Anti-Diffamation League [ADL] ou le SPLC [Southern
Poverty Law Center, une officine basée dans l’Etat
d’Alabama]. Non, je parle très concrètement d’agressions
interpersonnelles. Il y a là quelque chose d’absolument
primal.
Voici [sur mon blog] un message rafraîchissant de Karin
Friedemann, une antisioniste ethniquement juive. Elle
relève « l’intolérance violente » dont les partisans
d’Israël font montre à l’égard des gens qui ne pensent
pas comme eux :
« De fait, les juifs américains sont formés depuis leur
plus tendre enfance à interagir avec les non-juifs d’une
manière trompeuse et arrogante, en coordination les uns
avec les autres, afin de détruire émotionnellement les
Gentils et les détracteurs d’Israël, non contents d’en
briser les carrières et d’interférer dans leurs
relations sociales. C’est là un comportement délibéré,
malfaisant et planifié, motivé par une furie
d’autojustification narcissiste. »
Le problème, c’est que les Gentils sont éduqués, à
travers la pression émotionnelle et la violence
diffusées par les médias et le système scolaire, à être
extrêmement sensibles à la souffrance juive, si bien que
lorsqu’un sioniste affiche être outragé par le fait
qu’un Gentil a remis en question sa vision du monde, le
Gentil doit véritablement lutter contre son for
intérieur, dans une énorme bataille contre son « juif
intériorisé », qui le fait se ressentir hors du coup et
intimidé. Mais le juif ne se préoccupe absolument pas
d’à quel point il peut faire mal à autrui : les juifs se
préoccupent exclusivement de « ce qui est bon, pour les
juifs »…
Il m’est arrivé de réduire un homme de cinquante ans à
un tas de larmes et de sanglots hystériques parce que je
lui avais dit gentiment (et même avec amour) que les
juifs n’étaient pas aussi uniques que ça, après tout… Je
lui avais seulement dit que les juifs, comme n’importe
qui d’autre, ont connu des bons et des mauvais moments.
Des moments où ils s’étaient fait massacrer, et d’autres
moments, où ils avaient massacré des non-juifs. Comme
tout un chacun. Devinez ce qu’a fait ce type ? Il m’a
abusé émotionnellement d’une manière parfaitement
insultante, après quoi, il a coupé toute forme de
communication entre nous. Le comportement juif est
tellement prévisible que ça en est vraiment inquiétant…
Si vous mentionnez l’idée de tourner le robinet à fric,
ou si vous mentionnez la possibilité d’un compromis, les
juifs et les Palestiniens vivant en égaux dans un unique
Etat, ils sont extrêmement fâchés, et ils se mettent à
recourir à des tactiques violentes, à moins qu’ils
n’aient quelque raison d’avoir peur de vous, auquel cas
ils vous boycottent et vous dénoncent aux autorités,
essayant de vous faire mettre en état d’arrestation, ou
de détruire votre carrière ou votre statut social au
moyen de l’assassinat de votre personnalité…
Les sionistes – tous les sionistes – croient au mythe
des « mille ans de souffrance juive », et ils sont
persuadés que le monde leur doit compensation pour la
souffrance « unique » de leurs ancêtres. C’est là un
point de vue criminel, parfaitement insensé. Ils
s’accommodent des contradictions entre leur persuasion
qu’ils sont les gentils gars et ce que les juifs sont en
train de faire, en réalité, à leurs voisins, tant au
Moyen-Orient qu’aux Etats-Unis, en développant des
pathologies mentales. La plupart des sionistes sont des
schizophrènes fonctionnels.
Voici pourquoi :
- Ces tactiques ne sont pas réservées aux détracteurs du
sionisme. Etant quelqu’un qui a vécu un tir de barrage
d’e-mails hostiles provenant des collègues de ma
faculté, je peux en attester. Un correspondant m’a ainsi
envoyé ceci, récemment :
J’ai rencontré beaucoup de juifs progressistes et
politiquement corrects qui réagissent par des
vociférations (presque avec violence) aux commentaires
les plus anodins concernant n’importe quel sujet, dès
lors qu’il a un rapport avec Israël ou les juifs. Un
juif, après que j’eus mentionné que nous étions allés en
Russie, ma femme et moi, a passé plusieurs minutes à,
virtuellement, écumer de rage contre les Russes. Un
autre, m’ayant entendu dire que j’éprouvais de la
sympathie pour les Palestiniens confrontés aux problèmes
qui sont les leurs, a demandé à savoir qui j’étais et
comment j’osais proférer une telle chose.
Le plus souvent : tolérance zéro, quel que soit le sujet
de la divergence d’opinion
- Les médias présentent, en permanence, des images de
souffrance juive – le dernier exemple en date étant la
série interminable des films consacrés à l’Holocauste.
Mais les médias ignorent les instances où, à l’instar
des premières décennies de l’URSS et de nos jours, dans
le Grand Israël, où des juifs ont infligé des
souffrances horribles. Ces jours-ci, je lis un ouvrage
d’E. Michael Jones : The Jewish Revolutionary Spirit and
Its Effect on History [L’esprit révolutionnaire juif et
son effet sur l’Histoire]. Particulièrement frappant est
son récit de la violence juive contre les non-juifs,
dans l’ancien monde, en particulier la persécution des
chrétiens, dès lors que les juifs en avaient la
possibilité. Bien avant que les chrétiens aient eu la
moindre influence sur la politique de l’Empire romain,
les plaintes des chrétiens au sujet des exactions des
juifs n’avaient rien de stéréotypes fondés sur une
mémoire historique ; elles résultaient de leur
expérience directe avec les juifs : « Origène comprit
que la calomnie juive contribuait à provoquer les
persécutions antichrétiennes, et que la haine juive
était une donnée de la vie, pour les chrétiens, qui se
perpétua, sans fléchir, après les défaites répétées des
messianistes politiques (c’est-à-dire les défaites de
rebelles juifs vaincus par les Romains, en 70 et en 135
après JC)(page 69). C’est précisément, là, la base de ma
préoccupation quant à ce qu’il ne manquera pas d’arriver
aux Blancs, dès lors que les juifs deviennent partie
constituante d’une élite hostile, dans une Amérique
minoritairement blanche.
- Les non-juifs absorbent ces images médiatiques et, en
conséquence, ils se sentent hors-jeu, émotionnellement
intimidés. En fin de compte, ils s’identifient à
l’agresseur, tout à fait comme un otage maltraité, ou
comme le suggère Friedemann, comme une épouse
maltraitée. Ou alors ils maintiennent leurs amitiés,
mais en évitant soigneusement de parler de quoi que ce
soit qui ait un quelconque rapport avec Israël. Les
non-juifs laissent parler le « juif qui est en eux »
parce qu’ils sont internalisé les images de la
souffrance juive. Par conséquent, ils aident et ils
approuvent la brutalité et l’agression juives.
- Les non-juifs qui persistent à critiquer la communauté
juive organisée se voient menacer de perdre leur
gagne-pain, et d’ostracisme social. Comme je l’ai noté
dans un précédent article, la communauté juive organisée
ne croit pas en la liberté d’expression. Il est
important de garder à l’esprit l’idée que lorsque les
juifs étaient dominants, durant les premières décennies
de l’Union soviétique, le gouvernement contrôlait tous
les médias, l’antisémitisme était hors-la-loi et il y
avait des assassinats en masse de chrétiens, tandis que
les églises et les institutions religieuses chrétiennes
étaient systématiquement détruites.
Comme le note Mme Friedmann, la situation est rien moins
qu’un signe de sérieux trouble mental dans la communauté
juive consensuelle : « La plupart des sionistes sont des
schizophrènes fonctionnels ». Je pense que c’est ce
qu’il arrive lorsque ceux qui abordent les questions
juives finissent par prendre conscience du fait que dès
lors qu’il s’agit de questions critiques, telle celle
d’Israël et l’Amérique multiculturelle, les divisions
entre juifs ne sont que pure illusion (Mme Friedemann a
personnellement renoncé à son identité juive).
Et, comme le relève le mari de Mme Friedmann, Joachim
Martillo : « Les juifs qui veulent être des êtres
humains décents n’ont d’autre choix que celui de
renoncer à être juifs et de rejoindre le combat
antisioniste (aujourd’hui, là : maintenant !) »
La pièce à conviction numéro un, pour cela, dès
maintenant, c’est l’invasion israélienne criminelle de
Gaza. Nous savons (voir, par exemple, l’article de John
Mersheimer publié dans The American Conservative) que
cette invasion a été déclenchée après une période
prolongée, Israël ayant apporté des restrictions au
transfert des marchandises entrant à Gaza, après quoi il
a attaqué les tunnels entre la bande de Gaza et
l’Egypte. Nous savons que l’invasion a été conçue de
manière « à infliger une douleur massive aux
Palestiniens, afin qu’ils en viennent à reconnaître le
fait qu’ils sont un peuple vaincu et qu’Israël sera dans
une large mesure responsable du contrôle de leur vie, à
l’avenir. »
Le ton de l’article de Mearsheimer suggère un tournant
radical dans les attitudes, les inhibitions habituelles
du discours public commence – enfin ! – à tomber, même
chez un chercheur éminent et respecté. Il y a… peu de
chances que les gens qui, dans le monde entier, suivent
le conflit israélo-palestinien oublieront de sitôt le
châtiment horrible qu’Israël est en train d’infliger à
Gaza… Le discours sur ce conflit de longue date a connu
un changement copernicien, en Occident, ces dernières
années, et beaucoup parmi nous, qui étions naguère en
totale sympathie avec Israël, comprennent aujourd’hui
que les Israéliens sont les bourreaux et que les
Palestiniens sont les victimes.
Les gants sont en train de tomber. C’est ce qu’il se
passe, lorsque des gens intelligents et honnêtes, qui
travaillent dur pour obtenir des bourses universitaires,
se voient néanmoins traînés dans la boue, traités
d’antisémites et accusés des pires méfaits. Il n’est
nullement étonnant qu’Abe Foxman – un des premiers
défenseurs du statu quo sioniste en Israël – ait
consacré tout un livre à diffamer Mearsheimer et Walt.
Tout simplement, il est, à ses yeux, inutile de parler à
des gens comme ceux-là, ou de prendre au sérieux ce
qu’ils disent, à notre sujet…
Comme nous le savons, le gouvernement d’Israël est
maintenu fermement par les sionistes raciaux, les émules
de Vladimir Jabotinsky et de sa vision d’exclusivisme et
de supériorité du peuple juif. De fait, dans les
élections israéliennes, la seule question posée est
celle du genre de sionisme raciste qui formera le
prochain gouvernement. On sait que le sionisme racial
s’est totalement imposé lorsque le Kadima (le parti
d’Ariel Sharon, Ehud Olmert et Tzipi Livni, un parti
partisan de l’invasion de Gaza) est aujourd’hui décrit,
par Benjamin Netanyahu, comme le parti de la gauche ( !)
(Le Los Angeles Times, quant à lui, le qualifie de «
centriste », mais, comme l’écrit le pacifiste israélien
Uri Avnery, « Livni pousse les hauts-cris dès lors
qu’est évoquée une quelconque forme de dialogue avec le
Hamas).
Elle s’oppose à tout cessez-le-feu mutuellement négocié.
Elle s’efforce d’entrer en compétition avec Netanyahu et
Avigdor Lieberman, dont on connaît les messages
nationalistes totalement débridés. De fait, la seule
préoccupation de Netanyhu tient au fait que Lieberman,
qui est ouvertement raciste – c’est un disciple du
tristement célèbre Meir Kahane – va sans doute capter de
trop nombreuses voix du Likoud.
La situation, en Israël, est analogue à une élection
américaine dans laquelle Pat Buchanan serait le candidat
de l’extrême gauche (on peut toujours rêver).
Avnery établit une analogie entre ces élections et une
blague, selon laquelle un sergent dit à ses hommes : «
J’ai une bonne, et une mauvaise nouvelle. La bonne
nouvelle, c’est que vous allez pouvoir changer vos
chaussettes sales... La mauvaise, c’est que, pour ce
faire, vous allez vous les échanger entre vous ! »
Une fois encore, nous voyons en œuvre le principe
général selon lequel, dans la communauté juive, les
éléments les plus extrémistes emportent la mise et
tirent le reste de la communauté juive derrière eux.
Comme je l’ai relevé dans mon livre Zionism and the
Internal Dynamics of Judaism, « avec le temps, les
sionistes les plus extrémistes et les plus
expansionnistes (les jabotinskistes, les likoudniks, les
fondamentalistes religieux et les colons de Cisjordanie)
ont fini par l’emporter, et ils ont continué à pousser
dans le sens de l’expansion territoriale à l’intérieur
de [ce qu’ils considèrent être] Israël. Cela a entraîné
des conflits avec les Palestiniens et la certitude, très
largement répandue chez les juifs, qu’Israël est en
lui-même menacé. Le résultat, c’est une conscience de
groupe exacerbée parmi les juifs, et, en fin de compte,
un soutien à l’extrémisme sioniste, à l’intérieur de
l’ensemble de la communauté juive organisée des
Etats-Unis ».
Les fanatiques continuent à repousser les limites,
contraignant d’autres juifs, soit à adopter leur agenda
politique, soit à cesser de faire partie de la
communauté juive. De manière sinistre, Netanyahu promet,
s’il est élu, qu’une de ses toutes premières priorités
consistera à « harceler l’administration américaine afin
de la contraindre à faire cesser la menace » que
représente, pour Israël, le programme nucléaire iranien.
Mentionnons incidemment qu’E. Michael Jones (dans The
Jewish Revolutionary Spirit and Its Effects on History,
p. 42 et suivantes) a extrapolé cette problématique au
monde antique. Il montre la manière dont la communauté
juive était poussée au fanatisme par les Zélotes, qui
expulsèrent les disciples de Jésus de la synagogue, et
adoptèrent une voie révolutionnaire catastrophique
contre Rome, qui aboutit, en fin de compte, à leurs
défaites de l’an 70 et de 135 après J.C.
Un bon exemple de la schizophrénie décrite par Friedmann
est donné par le fait qu’environ 80 % des juifs
américains ont voté Obama, mais qu’environ le même
pourcentage rend le Hamas responsable de l’escalade de
la violence et considère « appropriée » la réaction
israélienne. Les résultats de ce sondage sur l’invasion
de Gaza ont été fièrement annoncés par Abraham Foxman,
de l’Anti-Defamation League, une organisation qui une
des principales forces faisant la promotion d’une
Amérique post-européenne. Ainsi, la gauche juive est un
des piliers de l’Amérique multiculturelle, mais elle
soutient mordicus le sionisme raciste, en Israël…
C’est cette même schizophrénie qui était à l’œuvre lors
d’une récente prestation, au Hammer Museum de Los
Angeles, de Chris Hedges et de Mark Potok, du Southern
Poverty Law Center. Au programme, il y avait les
habituels hommes de paille de la communauté juive
organisée : des fondamentalistes chrétiens, des
skinheads, David Duke, et (je suis fier de le préciser)
(la revue) The Occidental Quarterly. Dans un commentaire
à propos de l’alliance entre les conservateurs chrétiens
et les sionistes, une personne, dans l’assistance, a
mentionné (suscitant des applaudissements vite étouffés)
qu’il y a eu des fascistes juifs ».. Mais le modérateur,
Ian Masters, a sauvé la situation en affirmant que « la
grande majorité des juifs américains sont laïcs et
progressistes » - un commentaire qui a suscité beaucoup
d’applaudissements, sans doute car il a réussi les
nombreux juifs, dans l’auditoire, sur le fait qu’ils
n’étaient pas comme CES juifs-là. De son côté, Potok,
ce guerrier acharné contre l’Amérique blanche, a exprimé
son soutien à ce qu’il considère être un Israël assiégé,
à la veille de connaître l’apocalypse du fait des
Arabes.
Il s’agit donc bien de schizophrénie.
Les hommes (et les femmes…) politiques qui gouvernent
Israël sont, quoi qu’il en soit, plus racistes et
nationalistes que qui que ce soit, y compris de très
loin, sur l’horizon de la vie politique américaine ou
européenne. Comme le note Avnery : « Dans n’importe quel
autre pays, le programme de Lieberman serait qualifié de
fasciste, sans guillemets. Nulle part, dans le monde
occidental, on ne trouve un seul parti politique
important qui oserait proférer une telle exigence [à
savoir, destituer les Arabes israéliens de la
nationalité israélienne]. Les néofascistes, en Suisse et
en Hollande, veulent expulser les étrangers. Mais ils
n’envisagent certainement pas d’annuler la citoyenneté
(suisse, ou néerlandaise) des gens nés dans le pays…
Quand Joerg Haider avait été nommé ministre, en
Autriche, Israël avait rappelé son ambassadeur à Vienne,
afin de protester. Mais, comparé à Lieberman, Haider
était un progressiste invétéré, comme c’est, aussi, le
cas de Jean-Marie Le Pen. Netanyahu vient d’annoncer que
Lieberman sera « un ministre important » dans son
gouvernement, Livni a laissé entendre qu’il ferait
partie de son gouvernement, aussi, et Barak n’a pas
exclu cette possibilité.
La version optimiste de cette histoire dit que Lieberman
passera, qu’il n’était rien de plus qu’une simple
curiosité de passage… Il y a aussi une version
pessimiste : le fascisme est désormais un acteur sérieux
dans la vie publique israélienne. Les trois principaux
partis politiques l’ont désormais légitimé. Ce phénomène
doit être stoppé, avant qu’il ne soit trop tard.
Aussi ai-je une suggestion à faire aux Foxmans, aux
Potoks, aux néoconservateurs et aux juifs laïcs
progressistes du monde entier : si vous voulez combattre
le racisme et le nationalisme ethnique, commencez par
balayer devant votre propre porte ! Quant à tous les
autres, je leur suggère de se débarrasser de ce que
Friedemann appelle leur « juif intérieur ». Je sais :
c’est difficile. Mais une fois que vous aurez laissé
sortir ce cri d’hostilité (en supposant que vous n’ayez
pas peur de perdre votre boulot…), c’est facile.
Simplement : ne vous attendez pas à une conversation
agréable, ou rationnelle…
Kevin MacDonald
10 février 2009
Kevin MacDonald
est professeur de psychologie à
l’Université Long Beach, de l’Etat de Californie.
Traduit de l’anglais:
Par: Marcel Charbonnier,
le 17 Février 2009
|
A topic that is
not discussed enough is the screaming, in-your-face, hostile
aggression that people must withstand when they dare to trample on
Jewish sensibilities.
We are not talking about the sophisticated
rationalization one sees in the op-ed pages of the mainstream media,
or even the smear techniques of organizations like the ADL or the
SPLC.
We are talking about interpersonal aggression.
There is
something absolutely primal about it.
Now comes a refreshingly frank blog post by Karin Friedemann, an
ethnically Jewish anti-Zionist. She notes the violent intolerance
that defenders of Israel show towards people with different
opinions.
American Jews are actually being trained since childhood to interact
with non-Jews! in a deceitful and arrogant manner, in coordination
with each other, to emotionally destroy non-Jews and Israel critics
in addition to wrecking their careers and interfering with their
social relationships. This is actually deliberate, wicked, planned
behavior motivated by a narcissistic self-righteous fury.
The problem is that non-Jews are taught through emotional pressure
and violence via the media and the school system to be very
sensitive to Jewish suffering so when a Zionist becomes outraged at
them for challenging their world view, the non-Jew really has to
fight against his own inner self in a huge battle against his "inner
Jew" making him feel inadequate and intimidated. But the Jew doesn't
care how much he or she hurts others. Jews only care about what's
good for the Jews.
I once reduced a 50 year old man to hysterical sobbing tears because
I told him gently and lovingly that Jews were not that unique. I
just told him the Jews, like everyone els! e, have had good times
and bad times. Times when they were slaughtered and other times when
they slaughtered others. Just like everyone else. Guess what he did
next. He emotionally abused me in an insulting way and then cut off
all further communication. Jewish behavior is so predictable that
it's truly scary.
If you mention cutting off the money or if you mention the possible
compromise of living with Palestinians as equals in one state they
become very angry and start using bullying tactics, unless they have
some reason to fear you, in which case they shun you and complain
about you to the authorities, try to get you arrested or try and
destroy your career or social status through character
assassination.
Zionists all believe in the myth of "1000 years of Jewish suffering"
and feel that the world owes them compensation for their ancestors'
"unique" suffering. It's a criminally insane viewpoint. They cope
with the contradictions between their! belief that they are the good
guys and what Jews are actually doing to their neighbors, both in
the Middle East and in the US, by developing mental health issues.
Most Zionists are functional schizophrenics.
My take:
These tactics are not restricted to critics of Zionism. As one
who has experienced a barrage of hostile email from my faculty
colleagues, I can certainly attest to this.
One quickly notices that
assertions of the legitimacy of white identity and interests will
also result in a barrage of hostility. This despite the fact that
support for racial Zionism is strong throughout the entire Jewish
political spectrum (see below). A correspondent sent me the
following recently:
I have encountered many liberal, politically correct Jews who react
vociferously (almost violently) to the most innocuous comments about
any topic related to Israel or Jews. One Jew upon my mentioning
that my wife and I had been to Russia s! pent several minutes
virtually frothing at the mouth about Russians. Another upon
hearing me say I was sympathetic to the problems of the Palestinians
demanded to know who I was and how dare I say such a thing. Often
zero tolerance for any difference in opinion.
The media constantly present images of Jewish suffering"most
recently the endless glut of Holocaust movies. But the media ignore
instances, such as the early decades of the USSR and now in Greater
Israel, where Jews have inflicted horrible suffering. Right now I am
reading E. Michael Jones' The Jewish Revolutionary Spirit and Its
Effect on History. It is striking to read his account of Jewish
violence against non-Jews in the ancient world, particularly the
persecution of Christians whenever Jews had the power to do so.
Long before Christians had any influence on Roman policy, Christians'
complaints about Jews were not stereotypes based on historical
memory but resulted ! from direct experience with Jews: Origen
understood that Jewish calumny helped to cause Christian
persecution, and that Jewish hatred was a fact of life for the
Christians, continuing unabated after the repeated defeats of
Messianic politics (i.e., the defeats of Jewish rebels at the hands
of the Romans in 70 and 135 ad) (p. 69). This is the basis of my
concern on what will happen to whites when Jews become part of a
hostile elite in white-minority America.
Non-Jews absorb these media images and as a result feel
inadequate, emotionally intimidated. Eventually they identify with
the aggressor, much like a browbeaten hostage or, as Friedemann
suggests, an abused spouse. Or they maintain their friendships but
studiously avoid talking about anything related to Israel. Non-Jews
do the bidding of their inner Jew because they have internalized
images of Jewish suffering. They therefore aid and abet Jewish
brutality and a! ggression.
Non-Jews who persist in criticizing the organized Jewish
community are threatened with loss of livelihood and social
ostracism. As I noted in a previous article the organized Jewish
community does not believe in free speech. It is important to keep
in mind that when Jews were dominant in the first decades of the
Soviet Union, the government controlled the media, anti-Semitism was
outlawed, and there was mass murder of Christians and the
destruction of Christian churches and religious institutions.
As Friedemann notes, the situation is nothing less than a sign of
serious mental health issues for the mainstream Jewish community:
Most Zionists are functional schizophrenics.
I think this is what happens when people who deal with Jewish issues
finally realize that there is no hope for dialogue and begin to
think of what to do next. Honest people finally realize that when it
! comes to critical issues like Israel and multicultural America,
the divisions among Jews are an illusion. (Friedemann herself has
renounced her Jewish identity.) As Friedemann's husband, Joachim
Martillo, notes, Jews, who want to be decent human beings, have no
choice but to renounce being Jewish and serve the anti-Zionist
struggle (right now).
Exhibit A for this right now is the murderous Israeli invasion of
Gaza. We know (see, for example, John Mearsheimer' s article in The
American Conservative) that this invasion occurred after a prolonged
period when Israel restricted supplies into Gaza and then attacked
tunnels between Gaza and Egypt. We know that the invasion was
designed to to inflict massive pain on the Palestinians so that they
come to accept the fact that they are a defeated people and that
Israel will be largely responsible for controlling their future.
The tone of Mearsheimer' s article suggests a dramatic shift in
attitud! e where the usual inhibitions on public discourse are
finally beginning to fall, even for a respected academic:
There is little chance that people around the world who follow the
Israeli-Palestinian conflict will soon forget the appalling
punishment that Israel is meting out in Gaza. [D]iscourse about
this longstanding conflict has undergone a sea change in the West in
recent years, and many of us who were once wholly sympathetic to
Israel now see that the Israelis are the victimizers and the
Palestinians are the victims.
The gloves are coming off. This is what happens when smart and
honest people who work hard to get the scholarship right are
nevertheless smeared as anti-Semites guilty of the vilest misdeeds.
Not surprisingly, Abe Foxman " a premier defender of the racial
Zionist status quo in Israel " devoted an entire book to smearing
Mearsheimer and Walt. Quite simply, there is no point to talking to
such people or taking seriously what the! y say about us.
We know that the government of Israel is firmly in the hands of the
racial Zionists " followers of Vladimir Jabotinsky and his view of
the racial distinctiveness and superiority of the Jewish people.
Indeed, the only question in the Israeli election is which brand of
racial Zionism will form the next government.
ne knows that racial
Zionism has completely won the day in Israel when Kadima " the party
of Ariel Sharon, Ehud Olmert, Tzipi Livni and the Gaza invasion " is
now described by Benjamin Netanyahu as the party of the left. (The
LA Times dutifully calls it centrist but, as Israeli peace activist
Uri Avnery writes, Livni cries to high heaven against any dialogue
with Hamas. She objects to a mutually agreed cease-fire. She tries
to compete with Netanyahu and [Avignor] Liberman with unbridled
nationalist messages. ) Indeed, Netanyahu's only worry is that the
openly racist Liberman " a disciple of the notorious Meir Kehane "
will take away too m! any votes from Likud.
The situation is analogous to a US election
where Pat Buchanan is the candidate of the far left. (I can dream.)
Avnery analogizes the election to a joke where a sergeant tells his
men: I have some good news and some bad news. The good news is that
you are going to change your dirty socks. The bad news is that you
are going to exchange them among yourselves.
Once again we see at work the general principle that within the
Jewish community, the most extreme elements carry the day and pull
the rest of the Jewish community with them. As I noted in "Zionism
and the Internal Dynamics of Judaism," "over time, the more
militant, expansionist Zionists (the Jabotinskyists, the Likud
Party, fundamentalists, and West Bank settlers) have won the day and
have continued to push for territorial expansion within Israel. This
has led to conflicts with Palestinians and a widespread belief among
Jews that Israel itself is threatened. The result ! has been a
heightened group consciousness among Jews and ultimately support for
Zionist extremism among the entire organized American Jewish
community."
The fanatics keep pushing the envelop, forcing other Jews to either
go along with their agenda or cease being part of the Jewish
community. Ominously, if elected, Netanyahu promises that a top
priority will be "harnessing the U.S. administration to stop the
threat" of Iran's nuclear program.
Incidentally, E. Michael Jones (The Jewish Revolutionary Spirit and
Its Effect on History, p. 42ff) has expanded this argument to the
ancient world. He shows how the Jewish community was pulled in the
direction of fanaticism by the Zealots who expelled the followers
of Jesus from the synagogue and adopted a disastrous path of
revolution against Rome, leading ultimately to the defeats of 70 and
135 a.d.
A good example of the schizophrenia described by Friedemann comes
from the fact that around 80% of American Jews! voted for Obama but
around the same percentage blames Hamas for the escalation of
violence and believes that the Israeli response was appropriate.
These results of the poll on the Gaza invasion were proudly
announced by Abraham Foxman of the ADL, an organization that is one
of the principal forces in promoting a post-European America. The
Jewish left is a pillar of multi-cultural America but strongly
supports racial Zionism in Israel.
This same schizophrenia was on display at a recent presentation at
the Hammer Museum in Los Angeles by Chris Hedges and Mark Potok " he
of the Southern Poverty Law Center. The program dealt with the usual
bogey-men of the organized Jewish community: Christian
fundamentalists, skinheads, David Duke, and (I am gratified to
report) The Occidental Quarterly.
In a comment on the alliance between Christian conservatives and Zionists, an audience member
mentioned (to stifled applause) that There are Jewish fascists. But
the moderator, Ian! Masters, saved the day when he stated that the
vast majority of American Jews are secular and liberal " a comment
that brought much applause, presumably because it reassured the many
Jews in the audience that they weren't like THOSE Jews. For his
part, Potok, that stalwart warrior against white America, expressed
his support for what he sees as a beleaguered Israel on the verge of
apocalypse at the hands of the Arabs. Schizophrenia indeed.
The politicians who are running Israel are, if anything, more
racialist and nationalist than anything even remotely on the horizon
in American or European politics. As Avnery notes:
In every other country, Liberman's program would be called fascist,
without quotation marks. Nowhere in the Western world is there a
large party that would dare to advance such a demand [to annul the
citizenship of Arabs]. The neo-fascists in Switzerland and Holland
want to expel foreigners, not to annul the citizenship of the
native-born
When Joerg Haider was taken into the Austrian cabinet, Israel
recalled its ambassador from Vienna in protest. But compared to
Liberman, Haider was a raving liberal, and so is Jean-Marie le Pen.
Now Netanyahu has announced that Liberman will be an important
minister in his government, Livni has hinted that he will be in her
government, too, and Barak has not excluded that possibility.
The optimistic version says that Liberman will prove to be a passing
curiosity. There is also a pessimistic version: Fascism has become
a serious player in the Israeli public domain. The three main
parties have now legitimized it. This phenomenon must be stopped
before it is too late.
So I have a suggestion for the Foxmans, the Potoks, the
neoconservatives, and the secular Jewish liberals of the world: If
you want to fight racism and ethnic nationalism, start in your own
backyard. And my suggestion for the rest of us is to get rid of what
Friedemann calls the inner! Jew. I know it's hard to do. But once
you tune out the screaming hostility (and assuming you don't fear
losing your job), it's easy. Just don't expect a pleasant or
rational conversation.
Kevin MacDonald is a professor of psychology at California State
University"Long Beach.
Kevin MacDonald
10 février 2009 |